Samedi dernier, chacun a présenté un de ses livres préférés et a expliqué sa motivation pour le Village du Livre :
Frédérick : 1984 George Orwell – aime ce livre parce qu’il raconte la résistance contre une entreprise de ramollissement de l’esprit critique – Un village du livre c’est aussi un peu de résistance.
Eric : Monsieur Mouton André Pieyre de Mandiargues, Les choses Georges Perec, La-bas Huysmans – Les livres sont Les choses qui transportent Eric La-bas – Eric vit autour du livre depuis longtemps, il évite les rayonnages un peu trop balisés et leur préfère les chemins buissoneux qui mènent au village. 
Laurie : Sous les vents de Neptune Fred Vargas – « C’est un roman policier pour les gens qui ne lisent pas de romans policiers », Un roi sans divertissement Jean Giono – Une lecture que Laurie a apprécié durant ses études et qui est une source d’émerveillement chaque fois renouvelée – « Le village du livre parce ce que j’aime lire et que j’aime les associations » et aussi parce qu’elle le vaut bien !
Charlotte : Narcisse et Goldmund Hermann Hesse (Charlotte nous dit qu’elle aurait aussi pu apporter Siddharta du même auteur qu’elle apprecie également beaucoup) – Des lectures qui aident à faire des choix, par exemple choisir d’aimer la vie, choisir de se consacrer à sa passion. Des lectures qui ouvrent les yeux sur des richesses qui sont si proches et si accessibles si ont veut bien écouter son cœur – Charlotte a peut être découvert un trésor dans le village de son enfance.
Peggy : Au bonheur des Ogres Daniel Pennac – Les aventures d’un certain Monsieur Malaussène dans un Paris vivant et humain tel qu’il exista sûrement au temps des gamins photographiés par Doisneau – Développer de l’activité et de la vie au quotidien autour du livre, dans son village et aussi dans la Minoterie où elle habite, sont les principales motivations de Peggy.
Marielle : A la recherche du temps perdu Marcel proust – dont le résumé est un défi à la hauteur du sketch des Monty Python organisant un « Concours du meilleur résumé de Proust en 15 secondes ». « La réalité n’a de sens qu’à travers la
perception, réelle ou imaginaire qu’en a le sujet, » (commentaire trouvé sur wikipedia.com), ainsi la tentative de Proust inspire Marielle dans ses recherches artistiques autour des sens et de la perception – Marielle serait heureuse d’ouvrir son atelier à l’occasion d’événements ponctuels autour du livre dans son village.
Evelyne : Ensemble, c’est tout Anna gavalda – On attendait un roman policier, Evelyne choisit un livre qui lui fait du bien, « une source d’espoir et de réconfort », une saine alternative à la pharmacopée ! – Pour Evelyne, le village du livre c’est d’abord l’amour passionnel des livres (franchir le seuil d’une librairie peut provoquer chez elle des défaillances, passagères, du sens des priorités), et c’est aussi un hommage à l’amoureux d’Esquelbecq qu’était son papa.
Blandine : Un secret Philippe Grimbert – Le livre apporté par Blandine traite de la mémoire et de ces secrets qu’on ne peut pas cacher longtemps. C’est l’histoire d’un jeune homme qui découvre son appartenance à la communauté juive. Pour Blandine le livre à Esquelbecq ce n’est pas nouveau, les lecteurs du village elle les connaît déjà, alors participer au village du livre c’est une continuité naturelle.
Philippe: un livre ça a toujours été un compagnon, celui des soirées, celui des trajets en train, des moments d’attente. Se retrouver dans un livre c’est magique, alors bien sûr, L‘Ecume des jours à 16 ans, Le Loup des Steppes à 18, de plus en plus de littérature américaine contemporaine, Paul Auster, John Irving, TC Boyle. S’il fallait n’en garder qu’un ? La société du spectacle de Guy Debord: aphorismes décapants et une analyse tellement juste sur le fond.
A suivre
Il manque ici, les livres préférés de Serge, Monique, Sophie, Selvam, Olivier, Jean François…
Samedi dernier nous avons pu visiter des locaux municipaux et privés susceptibles de pouvoir accueillir une bouquinerie. Au total pour le moment sont disponibles : le local des pompiers rue du presbytere (voir photo ci contre), l’ancienne mercerie du village située rue de bergues, et un grand local situé au rez de chaussée d’une ancienne Minoterie (ce local peut facilement acueillir plusieurs bouquinistes).
accueillant pour toute sorte de manifestations.
La Maison du Westhoek, maison de culture et de tourisme : exposition Bafcop, médiathèque, parcours d’art contemporain avec Diksmuijde, ville de la Flandre belge, offre de nombreuses animations. Elle est située sur la place du village et ouverte toute l’année.